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Développement et maîtrise de la production biologique de pommes et poires avec extension aux cultures conventionnelles
(Projet Interreg IVA)

Le marché de la poire en production biologique est déficitaire dans toute l’Europe. Une offre variétale pauvre et des problèmes techniques de production et de conservation conduisent à une situation de marché insatisfaisante. La filière perd des parts de marché au profit des importations de l’hémisphère Sud principalement. Cette situation est particulièrement grave pour la poire en Suisse, ainsi que pour la poire et la pomme dans les deux Savoie. De plus, l’objectif de réduction de l’utilisation des solutions chimiques dans la production conventionnelle se fait sentir partout (par exemple, le plan Ecophyto 2018 vise une diminution de 50% des produits phytosanitaires de synthèse en France d’ici 2018). Ceci incite à trouver des alternatives qui soient naturelles et efficaces.
Un projet Interreg, conduit par AGRIDEA et le FiBL, a permis de proposer de nombreuses actions (essais pratiques, démonstrations, communication, fiches techniques) pendant la période 2008-2011.

Plusieurs résultats sont à relever au niveau des démonstrations :

•    L’application du pyrèthre avant et après fleur donne satisfaction dans la lutte contre le puceron mauve
•    Le cuivre reste le meilleur anti-tavelure malgré des essais avec l’Armicarb
•    L’application de Mycosin contre les maladies de conservation montre de bons résultats
•    Uta, Hortensia et Xenia-Novembra sont des variétés de poire à fort potentiel pour la vente et la conservation
•    La luzerne est intéressante pour l’enherbement sous la ligne. Le lisier associé au compost se relève être un amendement (engrais) intéressant pour redonner de la vigueur aux arbres (les fruitiers)
•    Les porte-greffes mis en place fourniront certainement des éléments intéressants dans les prochaines années.
Ce projet Interreg, intitulé Développement et maîtrise de la production biologique de pommes et poires avec extension aux cultures conventionnelles,  a été financé pour la partie suisse par la Confédération, les cantons du Valais, de Vaud et de Genève, BioValais, BioVaud, la Station cantonale d'arboriculture du canton de Vaud, l’Office d’arboriculture, d’horticulture et de cultures maraîchères du canton de Vaud, Biofruits SA et la Coopérative fruitière lémanique.